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pPRoOéSieE

 

"LOST WINTER"

 

L'hiver était séparé par une gerçure

Un fleuve sans méandre

Droit sans courbe

Coulant grâce au barber

Fort et sans contraire

 

Un hiver térébrant

Sans ordure

Ni même raclure

Pour les sans dent

 

Un hiver encombrant

Sans crevasse

Ni même paillasse

Pour les sans rang

 

"LE TRAIN DE GLACE"

 

L'écran des feuilles tombe

Dégage un horizon immaculé

Où se laissent apercevoir

Les uniques hibernants

Encore en vie.

 

Nos regards captent leurs ombres

Au-delà de la barrière glacière

Cela suffit à nous rappeler à la terre ;

 

Gelée sous nos raquettes

Elle porte nos étrangetés et nos curiosités

Patiemment.

 

A skis, nous dévalons les pentes

Poussés par la frénétique tempête de sable

Sortie de la face sud

Où se laissent entrevoir

Les uniques neiges

Encore éternelles.

 

"NOUVEL AN, NOUVELLE URBANITE"

 

Mésange à tête noire

Tutte la bonne année,

Couple de cols verts

Cancane la bonne santé,

Groupe de mouettes rieuses

Crient la bonne fortune,

Tous sont à l'orchestre

Dans les loges de l'hiver

Où le béton s'alourdit

Le verre s'obscurcit

Le métal s'endurcit.

 

Et les racines résistent

Les baies persistent

Les bourgeons insistent.

 

Que fera le vacarme intérieur au printemps ?

 

En attendant,

L'hiver blesse l'âme

Gonfle les paupières

Engorge la trachée ;

Il finit par être

Oppressant

Comme un iceberg,

Engourdissant

Comme une camisole.

Il finit par devenir

Tétanisant

Comme un départ à zéro,

Asséchant

Comme une canicule.

 

"14 JANVIER"

 

Climatisation sur les feuilles ailées du palmier

Un reflet de cercles parallèles en lévitation s'accomplit

Et un monde argenté de barres courbées apparaît

 

Soudain, un puits de lumière neigeuse...

 

Des poussières de miettes et

des grains de sable descendent les pentes mécaniques

Sur un dos dénudé

Où se dessine dans la dentelle de la montagne

Quelques cristaux de globe surgissant furtivement

 

Et soudain, un puits de neige solaire...

 

"L'HEURE DE L'HIVER"

 

Un têtard cramponné à la portière

De la voiture

Bleu marine...

 

Avait oublié l'heure de l'hiver !

 

Ses yeux : deux flocons de neige

Dévalant à petite vitesse

La vitre descendante,

Où se reflétait

L'escalier à chat du deuxième étage

 

"FIN D'HIVER"

 

Il suffit d'un brin de brise

Pour que le spectacle s'enflamme

Sur un rêve de fin d'hiver

Où le soleil passe l'onguent

De ses premières brûlures

 

Face à la mer du Nord

L'hivernage des graminées

Programme sa fermeture,

Les dunes vont se tasser

La lande va s'étendre

Et les enfants emmitouflés

Dessineront à nouveau

Sur le sable à demi gelé

 

"TERRE SAUVAGE"

 

Terre sauvage

Rasée par les vents

L'hiver

N'est pas sage

Sa puissance

Sur tes reliefs

Desquame

Ta Nature

Alors

Comment

Peut-il être

Saison morte ?

 

Terre sauvage

Dévastée par les frimas

L'hiver

N'est pas docile

Sa force

Sur tes fiefs

Ecaille

Ta Nature

Alors

Comment

Peut-il être

Saison morte !

 

Terre sauvage

Tannée par les intempéries

L'hiver

N'est pas pacifique

Sa pression

Sur tes biefs

Ecale

Ta Nature

Alors

Comment

Peut-il être

Saison morte ?

 

"SOMBRE"

 

Les cormorans en marche arrière

Sur l'eau qui a froid

Devant l'insistance de l'hiver

 

- Ce sombre

Illuminant parfois la mélancolie

Dans toute sa profondeur -

 

Cherchent désespérément

Quelque nourriture.

 

"FROI'DURE INSENSIBLE"

 

Dans la solitude du froid

Sa désolation,

Qui gèle les mains et les pieds,

Nous continuons à écrire.

 

Pris par d'indicibles idées

Nous notons inlassablement.

 

Nous poursuivons une trace

Non indispensable et

Aussi invisible soit-elle

Essentiellement unique.

 

Reclus au-dessus d'un sursaut

De chaleur indélébile,

Nous attrapons le papier

Afin qu'il s'imbibe de notre encre.

 

Mais elle finira par s'estomper

Et tomber dans l'oubli

Tout comme l'Humanité.

 

"ENDORMI SOUS LA NEIGE"

 

Sur les pyramides, des névés,

Le sol en était glacé

Comme la neige transpercée ;

La ville n'était pas réveillée

Tout comme la vallée

Où les gelées s'éternisaient ;

Kénéh la permanente, sera t-elle carbonisée ?

 

"L'HIVER EN PETITE FORME"

 

Le bois du vert tilleul

S'est déshabillé

Sous le feu de la froidure

 

- - - - - - -

 

Les persistantes du cyprès

Se sont effritées

Tout le long de l'hiver

 

- - - - - - -

 

Sur la dormance

Les feuillages décrépis

Enveloppent les résurgences

Published by Murielle E. - - Littérature, Loisirs, Culture, Poésie, Langue, Prose, Lecture, Théâtre, Poète

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